[#2] Escalade à Pen-Hir, des vagues et des spits.

Après notre périple sur l’Atlantique, l’envie de vagues et de mer était encore bien présente. Ceci-dit, l’envie de gratter du caillou était tout aussi forte. Nous voici donc en route vers Pen-Hir, LE rocher de Bretagne, qui allie mer et montagne – ou tout du moins, vagues et rochers (ou vagues rochers…). 

Pen-Hir, c’est une pointe à l’extrême Ouest de la France (quasi quasi), au bout de la presqu’île du Crozon, dernier bled en vue : Camaret-sur-mer. On roule vers l’Atlantique, on arrive sur un parking avec une superbe vue mais pas de falaises, elles sont toutes en dessous de nous, éh oui, ici ambiance Calanques, avec de la houle en plus ! Il faut descendre pour atteindre les voies. Parfois à pied, parfois en rappel. 

Premier jour, on arrive les mains dans les poches, sans topos (ce qui est devenu une habitude ceci-dit), c’est Marion, la big pote à Athé qui en a un et qui l’apporte seulement le lendemain. Coup de bol, alors qu’on allait partir à la découverte du site sans nos sacs, un groupe de parisiens plutôt sympas (je sais c’est étonnant…) retourne au parking pour la pause déjeuné. Ils ont le topo et nous le prête tout en nous conseillant le site d’où ils remontent. Bon conseil, on se retrouve à descendre les pieds dans l’eau au départ de la Dalle de Verre. Ici des voies de chauffe et un peu moins ( 5a, 5b, 6a,6b). C’est parti pour un retour à la grimpe pour Athé qui n’a pas bien fait ses devoirs en Belgique, et un tour de chauffe pour moi qui ai plutôt randonné que grimpé dans les Pyrénées. 
A conseiller, la 5a avec son petit passage toit Yosémitien et la 6a technique et très jolie ; la 6b si vous voulez y laisser des ongles…

Particularité de plusieurs secteurs par ici, il faut faire attention à la marée, au risque de se retrouver avec un assureur qui prend l’eau ! 

Marion arrive le soir, juste à temps pour voir la météo changer et une belle tempête qui s’annonce, le vent souffle, on s’abrite dans les camions et on passe une soirée à tanguer sur le parking. 

Le lendemain, pluie et vent, quoi de meilleur pour goûter aux fameuses crêpes Bretonnes et au cidre légendaire. Chez Mémé Germaine, on est bien au chaud, on mange bien et on a la vue sur le site en plus ! On squatte là, on en profite pour planifier la suite, bref, ordi, covoit, factures, téléphone, un jour de pluie en gros ! 

Le soir même la coloc de Marion et sa copine nous rejoignent en manque de grimpe, après avoir planté la tente plus au moins à l’abri du vent en manœuvrant les camions en formation romaine, on retourne prendre quelques bières chez la Mémé pour s’abriter et festoyer. 

C’est parti pour deux jours de grimpe plaisir au bord de l’eau, le temps est au beau-fixe et le rocher bien sec, le vent se calme et on en profite pour faire quelques grandes voies qui nous mènent vers un superbe promontoire avec des jolies longueurs bien exigeantes en léger dévers. Avec les bateaux qui passent derrière nous, ambiance garantie ! Le dernier jour, Athé me suis dans « la grotte » pour de nouvelles sensations, c’est dur mais c’est beau ! 

En gros, Pen-Hir c’est une escalade grandiose mais exigeante sur un rocher franchement bon, avec un équipement (pour les voies équipées) qui tient bien la route malgré l’environnement littoral (merci aux ouvreurs pour leur boulot !). C’est surtout une grimpe avec un panorama et une ambiance exceptionnelle ! Les Bretons n’ont pas beaucoup de rochers, mais Pen-Hir est définitivement un site « majeur » !

[#1] Convoyage La Trinité – La Rochelle

Aller, venez ! Embarquez pour le premier article de ce blog !

Entre vent et marée, j’espère pouvoir vous convoyer avec nous dans la traversée inattendue que l’on a vécu.

Le « Grand Surprise », notre barque du jour

    Alors que je vaquais paisiblement à mes occupations sur Angers (49 représente!), Oli m’appelle et me demande nonchalamment à quelle heure mon covoiturage m’amène demain sur Nantes. Très vite il m’explique que si l’on sait /peut (texte bilingue franco/belge:) être à la Trinité sur Mer à 10h le lendemain matin, on part en croisière sur un voilier !

  Tant pis pour le covoiturage, je file direct retrouver Oli, puis on part aussi direct sur la Trinité.

    La trinité sur mer, petite ville de Bretagne, avec un très grand port ! On trouve vite nos skippers, un couple qu’Olivier avait pris en covoiturage entre La Rochelle et Nantes 2 jours auparavant. Ces jeunes marins devaient convoyer 33 bateaux pour une régate d’entreprise à notre destination : La Rochelle.

Et plutôt que de naviguer en solitaire, nos skippers peuvent emmener des amis, ou des covoits…

Nos Grand Surprise sont des voiliers de 9,50 mètres, « habitables » mais sans couchette ni toilette. On a eu donc eu la joie de « dormir » sur une voile mise en boudin et de faire nos besoins dans un seau ! Mais si c’est cela le prix pour avoir un ciel étoilé de dingue, c’est peu cher payé !

   Le soleil a eu la bonté de pointé son nez, pour nous offrir une belle journée de croisière, une petite brise suffisante pour sortir le spi (voile hissé à l’avant quand le vent souffre de l’arrière), le tout en faisant des mots croisés !

   Dès lors que la nuit est venue, une toute autre ambiance s’est fait sentir. La gentille brise, s’est transformé en souffle  glacial, bien humide et bien pénétrant. Heureusement, de belles salopettes de pêcheur sont venues compléter nos tenues de marins du dimanche !

Notre capitaine part se faire un somme, fort de la journée où il nous avait enseigné les rudiments, nous voilà maintenant devenu des matelots de compètes, près à naviguer toute la nuit. Tenir la barre et gérer le cap esr notre credo. S’en est suivis une alternance de lui à la barre, nous sur la voile ! On est parfois un peu dérouté par certaines lumières (« ça » s’éloigne… Ah naaan c’est un bateau qui vient sur nous!!) et des phares plus près qu’il n’y paraît mais au levé du jour nous voici arrivé à bon port !

   Après un rangement et un  nettoyage rapide du bateau, nous allons prendre un bon petit dèj sur le port avant de repartir en … covoiturage (remboursé par nos skipper svp).

    Retour à la trinité et à pouet pouet et nous voilà reparti pour Pen Hir (en passant par les alignements de gros cailloux sur Carnac)… Affaire à suivre

P.s : N’ hésitez pas à faire vivre le blog par vos remarques, commentaires…

P.s ² : Si vous voulez faire un convoyage gratos, il cherche souvent du monde 😉

P.s ³ :Des grosses bises poussées par la brise !