[#8] Strogir et Paklenica, de la grande voie en veux-tu en voilà !

Alors que Céline et Séb remontent vers le Nord et que nous avons rechargé nos batteries dans les criques de Krk (vive la rime, si vous arrivez à prononcer mon deuxième), nous continuons notre route vers le Sud. Direction le souvent nommé meilleur, plus beau et plus grand site d’escalade du pays : Paklenica.

En chemin, nous nous arrêtons pour profiter des couchers de soleil et faisons halte à Strogir. Eh oui, même si Paklenica est renommé pour son calcaire, ce n’est pas le seul monolith rocheux de la côte offrant des grandes voies farcies aux cannelures et autres prises crochettantes. Sur la route, il y’a pas mal de sites un peu moins connus, avec des marches d’approche plus au moins longues. Nous ne prendrons pas le temps de faire plusieurs arrêts mais dirigeons nos chaussons vers le « Strogir ». En effet, ce rocher est vraisemblablement emblématique dans la région. Érigé comme une grande dent surmontant les montagnes côtières, il a une certaine prestance dans le monde des grimpeurs locaux. L’approche est de 45 minutes de montée, ça permet d’allier rando et escalade ; on aime ça. Et en plus ça fait guise d’échauffement.

On y fera une chouette « petite grande voie » de 120m de haut pour jouir d’une vue exceptionnelle. Encore sur notre fin après cette ascension bien rapide, nous enchaînons par une grande longueur de 75m sur un calcaire tout joli, juste en dessous du Strogir, à l’assaut de sa petite dent jumelle. C’est fait pour le duo du jour, redescente au van en repassant par la fameuse porte des Turcs avant de reprendre la route vers Paklenica où nous arrivons après un énième couché de soleil aux couleurs enchantresses.

Encore une fois, lors de ces moments de route, nous somme content d’être là en basse saison, car même si la côte est un peu morne, que tous les bars, cafés et restaurants affichent portes closes, nous imaginons mal faire la même route en été. Nous ne croisons que très peu de voitures sur cette route qui est la seule parcourant toute la côte, et c’est très agréable. Ici en été, c’est la cohue, les touristes, les camping-cars, les autobus et tout le reste lié à l’activité estivale. Les touristes qui profitent de la Croatie et les croates qui profitent des touristes en gros.

On arrive de nuit à Paklenica, grâce à notre super app Park4Night (quoi on en a pas encore parlé ?! allé j’ai fais un petit article bon plans app : ici) on trouve un super spot au bord de l’eau. Ici on est tellement enfoncé dans un bras de mer protégé par deux rangs successifs d’îles que la surface est aussi calme que celle d’un lac, voir plus. L’eau est limpide et les vagues quasi inexistantes. C’est grandiose la journée mais la magie opère surtout le soir lorsque les « pécheurs aux lumières » viennent faire des aller-retours le long des plages, aussi silencieux que la branche qui se laisse emporter par la rivière, leurs bateaux, tels de grosses pirogues sont armés d’un gros spot à l’avant. Celui-ci permettrait d’attirer les poissons en recherche de lumière… divine ou mortelle. Les pécheurs reviennent tous les soirs et nous jouirons du spectacle au coin d’un feu, avec de nouveaux amis italiens rencontrés par hasard sur le spot, et de leur chien qui nous a fait une peur bleue notre premier soir mais s’est avéré être un beau Border Collie bien sympa, joueur et très utile pour nous apporter du bois pour le feu. Eh oui, son jouet préféré devait être le plus gros possible, bien plus que sa tête en tout cas.
Je m’égare un peu mais pour clore la parenthèse, ces fameux italiens du nord, viennent d’un petit patelin perdu à la limite des Dolomites, qui s’appelle Longomoso, et qui jouit d’une certaine réputation grace à ces pyramides de terre surmontées de gros rochers… ça vous rappelle quelque chose ?! eh oui, c’est bien là qu’on a bivouaqué par le plus grand des hasards en se dirigeant vers les Dolomites, ou ce qu’on pensait être celles-ci en tout cas. Que le monde est petit me direz-vous ! (on en parlait ici).

Paklenica donc. On y a passé quatre jours. A savoir : l’entrée est payante dans le canyon principal. Principal car il y’en a deux : Vala Paklenica et Mala Paklenica. Vive la basse saison encore car l’entrée est moins chère (beaucoup) dans le premier et gratuite dans le deuxième à cette période. Dans tous les cas, des pass pour 3 et 5 jours existent pour faire une bonne affaire. Nous avons donc pris le pack de 3, et profité du 4ème jour pour aller visiter le Mala en rando pure.

Premier jour, première grande voie, on attaque plus au moins soft, enfin c’est ce qu’on pensait. Liliv, un des beauf’s d’Athé nous envoie une sélection de voies, on choisit « Slovenski », 200m 6a+ max. Bonne orientation et petite marche d’approche pour une première dans le canyon, c’est un des contrefort en rive droite qui s’appelle Debeli Kuk. Bon l’échauffement souhaité c’était sans compter les cotations un peu « old school » de l’endroit. Il faut ajouter un bon niveau à chaque cotation des gorges, on l’apprendra à nos dépend et la réputation fera écho dans nos oreilles plusieurs fois par la suite. Dès la deuxième longueur dans un dièdre ultra technique aux positionnements douteux et au prises cachées le ton est donné. On enchaînera tout de même toutes ces belles longueurs pour un sommet plus que mérité, surtout pour Athé qui y aura tenu un combat plus que coriace. Une chose est sûre, la prochaine fois, elle me laissera porter ma bouteille d’eau et prendra des barres céréales à la place d’une salade composée et de son pot de vinaigrette en verre… Note que le festin fut à la hauteur de la voie et un vrai délice en son sommet.

Pour se remettre de nos émotions et se donner une meilleure idée des cotations assez spécifiques au lieu, le lendemain on grimpera des couennes avec nos amis italiens, leur chien et des allemands qui nous prêteront le topo pour qu’on puisse planifier la suite. Le choix n’est pas simple et il nous faudra bien éplucher le roman pour trouver quoi gravir pour notre dernier jour. Athé préfère garder de la marge et j’aimerais finir en apothéose tout de même pour quitter ce lieu sur une note magistrale !

Mais avant ça, pour se reposer les bras et reconstituer un peu de peau avant la grande ascension, on prend notre jour de repos pour aller randonner dans le Mala Paklenica. Ce deuxième canyon est aussi majestueux que le premier et, point positif selon moi, il est beaucoup plus sauvage ! On planifie une boucle qui nous prendra la journée (les jours sont de plus en plus courts…). La gorge commence par un sentier assez bien marqué, au milieu de falaises vertigineuses envahies de végétation, on comprend pourquoi l’escalade est ici moins présente mais également que celle-ci est interdite. Les autorités ont probablement voulu conserver une de ces deux failles terrestres pour y laisser jouir en paix oiseaux, animaux et végétaux. Et c’est plutôt bien comme ça ! Le canyon est magnifique, ses parois s’élèvent de chaque côté remplies de couleurs du gris à l’orange et de toutes les nuances de verts. Après quelques centaines de mètres, le sentier se fait moins évident et il devient plus raide. On découvre une grotte avec des bouteilles qui récoltent le goutte-à-goutte de l’eau filtrée par des milliers de mètres cube de roche. Ensuite, il faut cheminer dans le lit de la rivière, au milieu de gros blocs de roche, suivant le marquage on escalade et saute de l’un à l’autre, toujours en bonne ascension. A la sortie du Canyon, le lit de la rivière (asséchée) nous conduit pendant plusieurs km sur un terrain plus au moins plat avant de remonter par les collines et de descendre via le maquis Croate face à un couché de soleil à nouveau grandiose. Arrivés à la tombée de la nuit, on a failli sortir les frontales mais notre van était encore visible dans la pénombre… peut-être aurait-on du les sortir pour vérifier les piles ce jour-là, à quelques mètres du camion ? …

Dernier jour dans le parc, apothéose ou ecchymose, on jette notre dévolu sur un combiné à l’assaut de l’Anica Kuk, le sommet emblématique du lieu ! Départ via Karabore pour une longueur de chauffe, suite via Svicarski pour une transition vers Domzalski pour rejoindre le sommet du « stup » (aiguille qui sert de contrefort à l’Anica Kuk). On se perd un peu, on double une ou deux longueurs mais on arrive sans peine sur cette arrête qu’on suit sur une soixantaine de mètres jusqu’à une plateforme où deux options s’offrent à nous, la première est Razza Romantike : un 6c « Paklenica » qui nous refroidit tous les deux, Athé de suite à cause du niveau, et moi à la vue des pitons bien rouillés qui l’équipe. La deuxième est d’enchaîner avec Brid za veliki cekic jusqu’au sommet. On choisit donc cette dernière en partant tout d’abord dans une série de traversées en crochet dans des cotations faciles mais avec un super gaz en-dessous de nous ! Pour les néophytes, du « gaz » c’est quand l’impression de vide est franchement forte. On continue ensuite sans trop de peine dans une série de longueurs jusqu’à à arriver sur un plat qui devrait, selon notre topo, être la fin de la voie. On est content, il fait encore bien beau et on se met en quête du chemin de descente. A droite, du vide, à gauche pareil, devant, un rocher raide… on tourne un peu en rond, je m’embarque presque à l’aveugle dans une autre voie avec mes grosses aux pieds mais finalement on reprend le topo pour y voir plus clair et là… sur une autre page, dans un petit encart, on découvre qu’il nous reste trois longueurs avant le haut de la voie… ça explique des choses mais ça flingue un peu le moral aussi avec les doigts de pieds qui crient au martyr et le soleil qui entame sa course vers les profondeurs de la mer adriatique.

On se dépêche un peu et on trace les trois dernières longueurs en passant un peu n’importe où. Enfin en haut ! Petit moment de célébration, mais Athé qui n’a pas l’habitude des retours nocturnes est un peu en pagaye, c’est que le sommet n’est que la moitié de la course y parait. J’arrive tout de même à prendre quelques photos de ce super couché de soleil (encore). Aujourd’hui on est au meilleur endroit pour le voir, vu qu’on est au plus haut.

Le chemin de descente se fait à pied mais pour se faire, il faut crapahuter sur des rochers assez acérés pour d’abord atteindre le véritable sommet de la montagne, avant de redescendre par le versant nord et rejoindre le pied de la voie, puis le bas du canyon est notre maison roulante 600m en contrebas. La nuit tombe et il est temps cette-fois ci de sortir les frontales pour poser les pieds correctement sur ces couteaux de roche. Petite émotion de détresse lorsque celle d’Athé ne s’allume pas.. eh oui on aurait dû les tester ces piles ! Mais pas de soucis, je lui file la mienne et utiliserais la lumière de mon téléphone pour éclairer mes pas. Je suis plus à l’aise sur ce type de terrain et avoir une seule main libre est moins gênant pour moi. La nuit tombe, les étoiles pointent le bout de leur nez, la vue est grandiose et la sérénité revient. On s’arrêtera pour manger un bout, on a pas pris le temps dans la voie. Noir ou noir, c’est pareil de toute manière. Un peu de réconfort lorsqu’on rattrape ensuite une autre cordée d’anglais dans la descente. Ne pas être seul dans la montagne, parfois ça irrite mais souvent ça rassure tout de même. On arrive sans encombre par le sentier qui se fait bien meilleur lorsque le calcaire laisse la place à la terre et aux gravillons.

Retour au camp pour allumer un feu – de joie – et célébrer cette belle journée au sommet de Paklenica, on est monté par la grande scène et redescendu par la sortie des artistes, chapeau bas ! A bientôt pour un rappel sur les planches !

[#3] De l’Ouest vers l’Est ; de Pen-Hir au Liechtenstein en passant par Fontainebleau et le Kronthal.

On a vu la France de long en large, des Alpes aux Pyrénées ; de Biarritz à la Bretagne, il est temps de se diriger vers les Balkans qui sont quand même la destination phare du voyage !

Pour se faire, route rapide de l’extrême Ouest à l’Est. Quelques étapes tout de même sur la route, histoire de faire le plein de baguettes, de bérets et de jus de raisin. Bien entendu, pour tout grimpeur qui se respecte, les étapes intermédiaires se feront sur des sites d’escalade. Nous voilà donc à traverser la France en compagnie de divers covoitureurs. 

Petite halte d’une journée au paradis du Bloc, Fontainebleau bien sur ! Quelle surprise d’arriver ici de nuit et de trouver dans un parking choisi presque au hasard, une bonne quinzaine de vans allemands, suisses, belges ou hollandais, la haute saison à Bleau, c’est pas l’été ! 

On en profite pour grimper quelques circuits faciles, pas de crash-pad (je l’ai laissé à la maison, c’est encombrant ce truc) du coup on fait des blocs plutôt simples dans lesquels Athé apprend le fameux « claquage » du rocher et les sorties gracieuses sur plats. 

Seconde halte en Alsace, l’occasion de dire bonjour à la famille et de profiter du gré rose des Vosges au Kronthal (7a à vue wouhouu, ça faisait longtemps). 

On traverse la Suisse sans s’arrêter, trop de tentations ici mais aussi des montagnes qui commencent à refroidir sévèrement en altitude. 

Notre objectif du jour : Le Liechtenstein ! Eh oui, après l’Andorre, pourquoi ne pas aller visiter cet autre pays Européen qui reste une destination non conventionnelle et une croix à cocher dans la liste des pays. Ici, l’idée est de gravir le Vorder Grauspitz et ses 2599m. Depuis mon ascension de l’Aneto (sommet culminant des Pyrnénées) et du Comapedrusa (celui de l’Andorre), je me suis fixé l’objectif de gravir le sommet le plus haut des pays qu’on traverse. La France et l’Italie, c’est fait il y’a 5 ans déjà avec le Mont Blanc. La Suisse, c’est déjà foutu à cette saison car un 4000 sans acclimatation et dans le froid, c’est un peu rude en sortant les pieds de l’Atlantique ! C’est peut-être pour ça qu’on s’y ai pas arrêté…
Bref, grosse recherche d’infos car même si le sommet est modeste, il n’a pas de chemin tracé jusqu’à sa pointe, on ne trouve pas grand chose concernant son ascension mais finalement une route est envisageable et on passera la nuit à Malbun pour entamer notre marche dès le lendemain matin.

Réveil aux aurores pour mettre toutes les chances de notre côté, la journée s’annonce ensoleillée, c’est bien ! La première partie se déroule dans une vallée à partir de Steg jusqu’à une hutte qui fait restaurant. Ca souffle un peu et le soleil tarde à s’élever au-dessus des montagnes environnantes, on a un peu froid mais en marchant dans cet environnement champêtre on profite du moment.  

C’est après avoir gravi un bon mille mètre de dénivelé et quand l’herbe et la terre gelée craquent sous nos pieds qu’on commence à se rendre compte qu’on est en pleine face Nord et que le soleil, il est pas pour tout de suite… c’est qu’on commence à avoir froid aux doigts. La brise souffle plus fort, c’est glacial mais on en veut, plus que 300m de déniv et on y est. Et puis le col est ensoleillé là-bas, sur cette arrête qui mène à l’antécime avec un chemin, et puis au vrai sommet en plus aérien, mais selon les récits, ça passe bien. On croise deux personnes qui redescendent et nous font des gestes d’oiseaux ou d’avion on sait pas trop, en gros ils signalent que ça souffle en haut. On est presque sur l’arrête, allons voir par nous-même, il faudra bien poser les pieds mais un peu de vent c’est classique en alpi non ? 

Arrivés au col, la vue est bluffante et le soleil réchauffe… enfin ça c’est quand on s’abrite car le vent n’est pas une brise, c’est un flot continu à 80km/h avec des rafales plus rapides encore ! De quoi décrocher pas mal de sapins ou arracher la cape de Superman ! On est pas venu jusqu’ici pour s’arrêter si proche du sommet, on continue tant bien que mal passant d’un côté – à l’abri du vent mais dans l’ombre gelée – à l’autre – en plein soleil mais avec le vent qui nous empêche de choisir où poser le pied. 
10m, 20m, 50m… demi-tour. On a beau être solide sur nos gambettes, le baton est salutaire et le vent froid traverse tout. Un bon montagnard est celui qui sait renoncer (phrase qui fait toujours bien en cas de défaite non?). 

Retour au soleil par la voie directe pour se réchauffer, manger un bout et redescendre à la vallée, au van, et à Vaduz, la capitale où il fait bien meilleur. 

C’est donc le Liechtenstein, pays de 37 000 habitants, de 160km² et son sommet à 2599m qui mit fin à notre projet d’ascension des sommets culminants des pays traversés. La prochaine fois, on partira au printemps pour des défis stupides en altitude ! 

Direction la côte, le plancher des vaches et les rochers au soleil ! … enfin presque… ( suite au prochain épisode).

Eh oui ça souffle !!! En image et en son.

[#2] Escalade à Pen-Hir, des vagues et des spits.

Après notre périple sur l’Atlantique, l’envie de vagues et de mer était encore bien présente. Ceci-dit, l’envie de gratter du caillou était tout aussi forte. Nous voici donc en route vers Pen-Hir, LE rocher de Bretagne, qui allie mer et montagne – ou tout du moins, vagues et rochers (ou vagues rochers…). 

Pen-Hir, c’est une pointe à l’extrême Ouest de la France (quasi quasi), au bout de la presqu’île du Crozon, dernier bled en vue : Camaret-sur-mer. On roule vers l’Atlantique, on arrive sur un parking avec une superbe vue mais pas de falaises, elles sont toutes en dessous de nous, éh oui, ici ambiance Calanques, avec de la houle en plus ! Il faut descendre pour atteindre les voies. Parfois à pied, parfois en rappel. 

Premier jour, on arrive les mains dans les poches, sans topos (ce qui est devenu une habitude ceci-dit), c’est Marion, la big pote à Athé qui en a un et qui l’apporte seulement le lendemain. Coup de bol, alors qu’on allait partir à la découverte du site sans nos sacs, un groupe de parisiens plutôt sympas (je sais c’est étonnant…) retourne au parking pour la pause déjeuné. Ils ont le topo et nous le prête tout en nous conseillant le site d’où ils remontent. Bon conseil, on se retrouve à descendre les pieds dans l’eau au départ de la Dalle de Verre. Ici des voies de chauffe et un peu moins ( 5a, 5b, 6a,6b). C’est parti pour un retour à la grimpe pour Athé qui n’a pas bien fait ses devoirs en Belgique, et un tour de chauffe pour moi qui ai plutôt randonné que grimpé dans les Pyrénées. 
A conseiller, la 5a avec son petit passage toit Yosémitien et la 6a technique et très jolie ; la 6b si vous voulez y laisser des ongles…

Particularité de plusieurs secteurs par ici, il faut faire attention à la marée, au risque de se retrouver avec un assureur qui prend l’eau ! 

Marion arrive le soir, juste à temps pour voir la météo changer et une belle tempête qui s’annonce, le vent souffle, on s’abrite dans les camions et on passe une soirée à tanguer sur le parking. 

Le lendemain, pluie et vent, quoi de meilleur pour goûter aux fameuses crêpes Bretonnes et au cidre légendaire. Chez Mémé Germaine, on est bien au chaud, on mange bien et on a la vue sur le site en plus ! On squatte là, on en profite pour planifier la suite, bref, ordi, covoit, factures, téléphone, un jour de pluie en gros ! 

Le soir même la coloc de Marion et sa copine nous rejoignent en manque de grimpe, après avoir planté la tente plus au moins à l’abri du vent en manœuvrant les camions en formation romaine, on retourne prendre quelques bières chez la Mémé pour s’abriter et festoyer. 

C’est parti pour deux jours de grimpe plaisir au bord de l’eau, le temps est au beau-fixe et le rocher bien sec, le vent se calme et on en profite pour faire quelques grandes voies qui nous mènent vers un superbe promontoire avec des jolies longueurs bien exigeantes en léger dévers. Avec les bateaux qui passent derrière nous, ambiance garantie ! Le dernier jour, Athé me suis dans « la grotte » pour de nouvelles sensations, c’est dur mais c’est beau ! 

En gros, Pen-Hir c’est une escalade grandiose mais exigeante sur un rocher franchement bon, avec un équipement (pour les voies équipées) qui tient bien la route malgré l’environnement littoral (merci aux ouvreurs pour leur boulot !). C’est surtout une grimpe avec un panorama et une ambiance exceptionnelle ! Les Bretons n’ont pas beaucoup de rochers, mais Pen-Hir est définitivement un site « majeur » !